Poitiers : un policier vole les victimes d’un cambriolage
Un couple était parti en vacances en Corse et avait confié la garde de leur maison à une amie, mais le 24 juillet 2010, lorsque elle se rend dans la maison, elle découvre qu’il y a eu un cambriolage. Elle appelle alors la police, rapporte La Nouvelle République.
Deux policiers arrivent alors. Ils discutent au téléphone avec le couple de propriétaires en vacances. La dame veut savoir si une boîte qu’elle a dans son atelier d’artiste au premier étage est toujours là ? Ludovic, un des policiers, va voir… Il ouvre la boîte s’aperçoit qu’il y a pas mal d’argent liquide, que les voleurs n’ont rien pris… et « succombe à la tentation ». Il y avait 8800 euros en coupures de 10 à 100 € que la femme économisait pour faire un cadeau à son mari, toujours selon ce journal.
Au cours de l’audience du tribunal, le Président déclare : « elle vous a demandé s’il y avait quelque chose dedans et vous avez répondu non en prenant l’argent ».
L’enquête sur le cambriolage a suivi son cours et deux voleurs ont fini par être arrêtés. Ils ont tout reconnu, à l’exception du vol de la grosse somme d’argent. La propriétaire de la boîte a un doute. La pièce où se trouvait l’argent n’a pas été fouillée, comme le reste de la maison… De plus, dans la boîte il reste des enveloppes vides, alors que le policier lui a dit par téléphone qu’elle était vide.
Alors, elle n’a pas hésité à dire ce qu’elle pensait au commissariat. Une enquête administrative a été ouverte et le policier, Ludovic, a reconnu que c’était bien lui le fautif, mais en partie seulement, il n’avait pris que 6000 €. Or, il y avait davantage d’argent dans la boîte, ce que les enquêteurs ont confirmé en examinant ses comptes bancaires où figuraient bien la totalité de la somme volée (8800 €).
Au tribunal, Il a reconnu que c’était une mauvaise période pour lui et « qu’il a eu un moment de faiblesse ».
Il a remboursé l’argent qu’il a récupéré et dépensé. Mais l’avocate du couple réclame 3000 € de dommages et intérêts pour le couple, parce que le policier n’a pas reconnu tout – tout de suite – et qu’il a voulu faire supporter la charge à d’autres.
Le procureur, lui, invoque le serment bafoué par le policier et affirme : « L’État de droit suppose l’intégrité de ses agents. Et vous avez laissé accuser deux autres personnes. Ce qui s’est passé est intolérable. »
Il demande un an de prison. Le juge condamne finalement le policier à 1 an de prison avec sursis et une amende de 2000 € pour le préjudice subi par le couple.
Il a été aussi radié des cadres de la police nationale, depuis plusieurs mois.
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