Il lui rend ses 7,50 euros après 32 ans

Il lui rend ses 7,50 euros après 32 ans

Il y a 32 ans, Christian Hahn, un Sedanais de 52 ans, prête la somme de 50 francs français (NDLR: 7,50 euros) à Philippe Bruley, un bon ami d’enfance. Quand ils étaient petits, les deux hommes étaient liés comme les doigts de la main.

Le temps se faisant, Christian finit par aller habiter à Djibouti tandis que Philippe part à Tahiti. La distance les éloigne l’un de l’autre mais ils entretiennent toujours des relations en s’envoyant de temps en temps des courriers. C’est à cette époque que Philippe demande à Christian de le dépanner financièrement, traversant une période un peu plus délicate. Ce dernier n’hésite pas et lui envoie un billet de 50 francs dans une enveloppe.

Et puis, plus de nouvelle…
Philippe lui répond quelques jours plus tard, lui promettant de le rembourser au plus vite. Depuis cette fameuse lettre, plus aucune nouvelle.

C’est alors que, 32 ans plus tard, Philippe donne signe de vie en envoyant une nouvelle lettre. « La négligence, le quotidien de la vie, les difficultés ont effacé cette dette de ma vue. En revanche ma mémoire l’a fait ressurgir et avant que mes neurones ne se dérobent, je tiens à régulariser ce prêt qu’un ami de l’époque m’a fait et pour lequel j’avais juré de lui envoyer ces 50 francs à Djibouti », dit le courrier.

Avec le taux d’intérêt
Christian fait donc ses comptes en fonction de l’évolution du coût de la vie et de l’inflation. « Je me suis basé sur un rendement moyen de 7 % depuis 1979 jusqu’à présent, en espérant avoir été le plus juste possible », dit-il à L’Union.

C’est donc un billet de 50 euros que Philippe a dédommagé à Christian. « Depuis, nous nous sommes parlés au téléphone. Il m’a tout réexpliqué, mais cette histoire reste floue dans ma tête. Au départ, je lui ai expliqué qu’il y avait prescription, que ce n’était pas la peine qu’il m’envoie l’argent. Mais, manifestement, cette petite dette le travaillait depuis des années. Pour lui, c’était important de régulariser la situation. Je ne pouvais pas faire autrement que d’accepter. En fait, le plus important dans tout ça, c’est d’avoir retrouvé un ami. J’espère qu’on va se revoir bientôt… « 

Ou comment une amitié peut renaître sur une histoire d’argent… (JC)

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