Les couples, d’ici une décennie, auront recours aux FIV (fécondations in vitro) plutôt qu’au sexe pour concevoir leurs enfants, prédisent deux éminents chercheurs. Ils affirment que les trentenaires feront de plus en plus confiance aux méthodes très techniques de fécondation assistée car la méthode classique qu’utilisaient pourtant – et avec succès – nos grands-parents n’est pas assez efficace.

D'ici dix ans, plus aucun bébé ne sera conçu par le sexe

D'ici dix ans, plus aucun bébé ne sera conçu par le sexe


Taux de réussite

Si on en croit les dires de ces scientifiques, cela implique que dans le futur, le sexe ne deviendra qu’une activité délassante et distrayante, plutôt qu’un mode de reproduction. Selon John Yovitch: « Grâce à la FIV, les couples qui ont postposé leur désir d’enfants à cause de leur carrière relâchent la pression. A court terme, être enceinte via in vitro sera plus efficace qu’envisager de faire un bébé par voie naturelle et traditionnelle. Même les jeunes adultes, en pleine force de l’âge, n’ont qu’une chance sur quatre de tomber enceintes chaque mois, grâce aux relations sexuelles. Et chez les individus de plus de 35 ans, la probabilité dégringole à une chance sur dix seulement. Dans dix ans, grâce à la FIV, on peut estimer que les chances de réussite pour une grossesse atteindront presque 100%. Chez les animaux, cette technique est déjà couronnée de réussite dans quasiment tous les cas. Il n’y a donc pas de raison que cela ne soit pas possible également chez les hommes. Le sexe n’est en fait pas un moyen efficace pour une fécondation ». On doute encore, docteur.

Efficacité

Son collègue Gabor Vajta revient pourtant sur ce dernier point: si la FIV est efficace à 100% chez les animaux, il ne voit aucune raison de ne pouvoir la développer jusqu’au même pourcentage chez les êtres humains. Actuellement, cette technique offre déjà un taux de réussite de 50% chez les individus les plus sains. Avec les recherches et avancées scientifiques dans le domaine, le taux de réussite devrait exploser en dix ans seulement. Gedis Grudzinskas explique: « Je ne serai absolument pas étonné qu’à terme, la fécondation in vitro devienne encore et encore plus efficace, et a fortiori extrêmement plus que la fécondation naturelle. Ce qui ne veut pas dire que la première tentative de FIV sera systématiquement la bonne ». On commence à connaître la leçon, sur l’oreiller comme ailleurs, le premier essai est rarement une victoire…

(prdg)